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Une urgence sanitaire...
Ce jour-là…
... ou plutôt cette nuit là. Il est trois heures du matin. Le téléphone carillonne. Non, je ne rêve pas. Aussitôt, mes sens sont en alerte. Je saute sur mes deux pieds. Le bignou est dans l’entrée (oui, en 1990, les smartphones sont encore à l’état de fantasme). S’il sonne à cette heure-là, c’est qu’il faut réagir vite. Une voix féminine que je connais bien ; la conversation est brève :
— Décollage aussitôt que possible. L’ambulance est en route, me dit d’une

Jean-Bernard MICHEL
il y a 5 jours4 min de lecture


Fraternité
Ce jour-là, je me trouvais dans le Sahara mauritanien, à des centaines de kilomètres de toute terre civilisée et n’avais avec moi qu’un sac à dos. Le véhicule qui m’avait amené là me laissa au milieu de nulle part, excepté le fait que cet endroit, sur une carte, s’appelait « Choum ». Lui devait filer plein ouest, et moi plein sud.
Je restai dans le désert, à la croisée de ces deux pistes. Le chauffeur mauritanien m’avait affirmé qu'un taxi-brousse passerait sans doute le len

Jean-Bernard MICHEL
10 janv.5 min de lecture


La Voie du Milieu
Ce jour-là, je réfléchissais sur la bipolarité de ces temps potentiellement agités. Elle est intéressante. Les frêles esquifs que nous sommes sont attirés sans cesse vers les berges accidentées d'un fleuve turbulent..../...Afin de ne pas se fracasser par erreur sur ces écueils idéologiques jalonnant les berges Yin ou Yang, phares naufrageurs aveuglants nous poussant tantôt vers l'obscurantisme aveugle, tantôt vers un refuge illusoire nous promettant de repousser l'angoisse et

Jean-Bernard MICHEL
3 janv.3 min de lecture


L'AIR
La langue française est bizarre ; exemple : Un pauvre hère assis sur un banc, regarde des enfants jouer sur une aire de jeu en me dévisageant d’un drôle d’air. Je cherche la lettre recommandée A/R que j’ai reçue. Elle m’annonce le début d’une nouvelle ère sur un air des Pink Floyd. L'air a fraîchi et devant moi, un bateau sans ancre court sur son erre.
Cette homonymie possède huit sens différents, et pourtant personne ne doute une seule seconde de quel air je vais vous parler

Jean-Bernard MICHEL
20 déc. 20257 min de lecture


ROOM ?
La guimbarde fonce dans la campagne nocturne, vitres ouvertes à tous les courants d’air. Des effluves de mangues et de papayes parviennent à nos narines. Déjà trois moustiques sont venus se protéger des turbulences sur nos peaux toutes roses, à défaut d’être fraîches. Monique, en parfaite bourlingueuse, sort une fiole de citronnelle. La radio hurle du rock américain des années soixante. C’est sûr, le chauffeur l’a mise exprès pour nous faire plaisir.

Jean-Bernard MICHEL
13 déc. 20255 min de lecture


LE CHEMIN DU « MAT » VERS « LE MONDE »
Ce jour-là, je me mis en tête d'approfondir un peu plus le Tarot de Marseille.
Je me rendis vite compte que plus je creusais, plus je lisais, plus je m’immergeais dans le secret de chacune des lames, et plus je me retrouvais submergé d’informations.
Vint alors la difficulté de les traiter, puis de choisir l'angle d'approche car il s’avérait impossible de tout aborder... (poursuivre en touchant le cinquième élément)

Jean-Bernard MICHEL
10 déc. 202510 min de lecture


Le temps... vu par le prisme du sablier
Le sablier symbolise le temps, l'oeuf cosmique. Il représente aussi le passage du passé vers l'avenir en passant au centre par le présent (cones de Minkovski), couché, le X des rayons X, et aussi l'infini... Vaisseau alchimique visant à la quintessence. LE TEMPS vu par le prisme du sablier. Ce jour-là, mes amis, j’avais une poule. Elle s’appelait Caroline. Alors haut comme 5 pommes, je ramenais du poulailler tous les matins un ou deux œufs que Caroline nous avait concoctés.

Jean-Bernard MICHEL
28 nov. 202512 min de lecture


EMMA -1940- Guerre et destinée. Épisode 6/6
Ce jour-là, ce voyage ressemble à la fuite impérieuse et désespérée entre une ligne séparant les enfers de ses zélés servants « pétaino-germaniques » et la promesse d’un doux paradis. Car, alors qu’elles quittent la gare toulonnaise à pied, vers leurs petits domiciles, Emma et Mariette respirent un air merveilleusement léger, empli des senteurs parfumées de résine de pins et d’eucalyptus. Tout est calme et souriant.

Jean-Bernard MICHEL
27 nov. 20256 min de lecture


EMMA - 39/40 - Guerre et destinée. Épisode 5
— Qu’est-ce que vous me cachez ? hurle-t-elle à la figure de son père. Hein ? Dis-moi, qu’est-ce que c’est que cette histoire au sujet du Pluton ? »
Ses yeux lancent des flammes. Les mêmes yeux que son père, décidément. Théodore la regarde bien en face. Il ne baisse pas les yeux. Habitué aux drames de la vie, il a élevé sa fille dans la dureté et l’intégrité. La vérité, il ne faut pas en avoir peur, même si elle est pénible à entendre. Mais la vérité, il ne la connaît pas.

Jean-Bernard MICHEL
25 nov. 20258 min de lecture


EMMA - sept 1939 - Guerre et destinée. Épisode 4
Amorcez… Désamorcez !!! Ordres contradictoires (suite) Le Croiseur mouilleur de mines "Le Pluton" doit amorcer et plonger les mines marines à l'entrée du port de Casablanca... avant de devoir obéir au contre-ordre. Ce jour là... après trois jours de détente passés à terre dans les bordels et les salles de jeu des souks de Casablanca, l’équipage du Pluton rejoint le bord. Un navire de guerre polonais se trouve non loin de là au mouillage, à quelques encablures à l’entrée du po

Jean-Bernard MICHEL
21 nov. 20259 min de lecture


EMMA -1939- Guerre et destinée. Épisode 3
Les gestes sont fébriles, les mots à peine audibles. Les deux appartements se font face sur le petit palier. Entre les deux portes ouvertes, le policier militaire se tient immobile, affreusement gêné. Quelques mots doux rassurants, quelques étreintes, et voilà, pfouit !

Jean-Bernard MICHEL
19 nov. 20257 min de lecture


EMMA - 1939 - Guerre et destinée. Épisode 2
Et, alors que les vieux sous la tonnelle devisent gravement de la guerre qui menace, Jean entreprend dans un champ voisin de convaincre Emma de lui faire abandonner cet appel religieux qui ne sied pas à une jeune femme aussi belle, aussi attirante, aussi charmante, aussi... hmm… et aussi…. Non, décidément, elle ne portera jamais la cornette. Elle ne sera jamais mère supérieure à l’Hôtel-Dieu !
L’idylle est totale, passionnelle.

Jean-Bernard MICHEL
18 nov. 20257 min de lecture


EMMA - 1939 - Guerre et destinée. Épisode 1
Ce jour-là, juste en face de l’usine de tissage tout en bas de la rue principale du village de Coutouvre, près de Roanne, la maison de la famille Labrosse s’anime : Emma est de retour !
Nous sommes en mars 1939. Emma a 22 ans. Elle vient de finir ses études de Sage-Femme à l'Hotel-Dieu de Lyon.

Jean-Bernard MICHEL
15 nov. 20257 min de lecture


Tout bouge autour de moi
un petit garçon seul sur une ile déserte de la mer Rouge, au milieu des crabes qui évoluent.

Jean-Bernard MICHEL
13 nov. 20254 min de lecture


1956 - Naufragés du désert
Ce jour-là... nous nous retrouverons au milieu de nulle part, tout seuls, perdus, notre 2-CV Citroën et nous cinq, mon père, ma mère, mes deux frères et moi. Sans issue, sans solutions.
Comment cela a-t-il pu arriver ?

Jean-Bernard MICHEL
16 oct. 20258 min de lecture


En mer Rouge vers Djibouti
Ce jour-là, nous naviguons sur le « Cambodge », paquebot de ligne moderne des « Messageries Maritimes », compagnie mythique de la ligne d’extrême orient. J’ai six ans et c’est déjà ma troisième croisière. Nous venons de quitter Marseille et voyageons vers Djibouti.

Jean-Bernard MICHEL
11 oct. 20254 min de lecture


Aux origines
Ce jour-là, je me trouve à Coutouvre.
Coutouvre, c’est un petit village rural typique planté au sommet d’une bute. Un tout petit village avec une grande église et une mairie. Et une école. Et une usine. Avec un clocher arrogant, une petite place et une rue sans circulation et sans accotement qui descend, bordée par de petites maisons modestes ouvrant directement sur la macadam. Avec une rue paisible toute droite vers un vallon, en bas, vers d’autres coteaux tous semblables.

Jean-Bernard MICHEL
8 oct. 20257 min de lecture


Confiance
Je suis là, tout seul au cœur d’un désert immense fait d’eau, de sable et de lave. Un désert où le soleil calcine tout ce qu’il touche du bout de ses rayons, où les bouteilles de verre se ramollissent par réfraction, où les œufs cuisent sur des roches de lave. Sur mon petit corps parfaitement adapté à son environnement, j’ai le plaisir frissonnant de me laisser incendier.
J'ai sept ans.

Jean-Bernard MICHEL
3 oct. 20254 min de lecture


Premier voyage ou simples vibrations temporelles ?
Je suis donc d’ores et déjà présent et j’entends tout…

Jean-Bernard MICHEL
29 sept. 20257 min de lecture


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